Pratiques policières : « On a aussi notre Adama Traore à Béziers, il s’appelle Mohamed Gabsi »

Le 8 avril 2020 à Béziers, Mohamed Gabsi est mort lors de son interpellation par la police municipale pour non-respect du couvre-feu installé pour la période du confinement. Reçus mi-mai, mais dévoilés fin juin, les premiers résultats de l'autopsie pointaient déjà les effets des pratiques policières sur le corps du trentenaire : « fracture de la corne thyroïdienne », « contusion du nerf vague », « syndrome asphyxique »... Alors que le maire Robert Ménard refuse ouvertement de recevoir la famille de la victime, et en attendant les résultats complémentaires qui devraient être rendus public d'ici fin juillet, Le d'Oc est allé à la rencontre des sœurs de Mohamed Gabsi. Sur les allées Paul-Riquet, Houda et Dorra confient leur amertume.

Le d’Oc : Votre frère Mohamed Gabsi est décédé
suite à son interpellation par la police municipale de Béziers. Comment
avez-vous appris sa mort le 8 avril dernier ?

Dorra : On ne l'a su que le lendemain. De agents de la police nationale sont venus chez moi le 9 avril, vers 8h30. Ils sont montés, ils ont toqué. Il m'ont dit « asseyez-vous », c'est là que j'ai compris qu'il s'était passé quelque chose de grave. Et ils me l'ont annoncé... Le choc. Tout s'écroule autour de vous. Il n'y a pas de mots pour décrire ce que j'ai vécu à ce moment-là, à part les larmes et une douleur atroce.

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