Le difficile confinement de la cité Gély

Pas facile de confiner une communauté gitane habituée à vivre constamment dehors, d’autant plus à la cité Gély, quartier prioritaire de la ville de Montpellier aux logements parfois exigus pour des familles nombreuses. Reportage dans les rues désertées de ce quartier délabré où dealeurs, clients venus de l’extérieur, habitants et commerçants jonglent avec les règles du confinement.

« Pas besoin de masque, c’est moi le virus », balance d’un air bravache un jeune dealeur affairé à peser un gramme de cocaïne sous l’un des porches décatis de la cité Gély, rue Ronsard. Après avoir arraché de ses mains nues un morceau de sac plastique pour y glisser la lucrative poudre blanche, il tend le petit pochon ainsi formé à son client : « C’est 60 € frérot », dit-il. Un peu plus loin, devant un immeuble, un homme à la cinquantaine bien tassée a le nez planté dans un sac d’herbe que deux ados lui tendent, estimant la marchandise à la vue des passants et des automobilistes. Bref, un début d’après-midi pluvieux ordinaire dans ce quartier gitan, haut lieu du deal, situé à quelques encablures du centre-ville de Montpellier.

Il vous reste 80% de cet article à découvrir !

Connectez-vous

Sinon abonnez-vous sans tarder !
Découvrez nos formules à partir de 4,92€/mois


Enregistrer un nouveau compte

Choisissez votre niveau d'adhésion

Choisissez votre méthode de paiement


Pourquoi s'abonner au d’Oc ?

  • S’informer par un média complètement indépendant dont le financement repose sur ses lecteurs.
  • Découvrir des enquêtes de fonds et des révélations qui concernent des enjeux démocratiques au niveau local.
  • Consolider l’émergence d’un journalisme qui défend un autre regard sur l’actualité de Montpellier et sa région.