Du « management brutal » au suicide, la police montpelliéraine confrontée à son malaise

Quatre mois sont déjà passés. Pourtant, des zones d’ombre persistent toujours après le suicide de la capitaine Elisabeth Gabet sur son lieu de travail, à Montpellier, dans les bureaux de la sureté départementale. Pendant trois jours, le préfet de l’Hérault est contraint de présider un CHSCT extraordinaire sous la pression du syndicat Unité SGP Police-Force ouvrière. Depuis plusieurs mois déjà, ses délégués syndicaux pointent de nombreux dysfonctionnements dans le management du personnel. Désormais, ils critiquent sans ambiguïté le comportement de la direction de la police montpelliéraine. Depuis le début de l’année, une quarantaine d’agents se sont déjà mis en arrêt maladie.
 
Au commissariat central de Montpellier, un peu plus de quatre mois après le suicide de leur collègue dans son bureau, la plupart des fonctionnaires de police préféreraient  tourner la page. Mais difficile de se comporter comme si le drame n’avait jamais eu lieu. Comme si la disparition du capitaine Elisabeth Gabet, mère de deux enfants résidant à Lattes, ne s’inscrivait pas dans une situation nationale tendue amplifiée par un environnement local bien conflictuel.
Après les obsèques, une cellule de veille a été mise en place par la direction départementale de la sécurité publique de l’Hérault (DDSP 34). Trois réunions ont donc eu lieu avec différents responsables, des représentants du personnel administratif et du corps syndical. Pourtant, sur cette affaire toute la lumière n’a pas encore été faite. Encore moins sur le contexte dans lequel l’officier a décidé de mettre fin à sa vie.

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