[CARTOGRAPHIE] À Montpellier, les squats s’ouvrent là où l’État faillit

Ils font l’actualité lorsqu’ils sont l’objet d’expulsion ou de plaintes du voisinage. En dehors de cette temporalité, la vie de ces lieux d’activité culturelle, politique ou de mise à l’abri se fait discrète. Dans l’intérêt de ses habitants ou parce que les autorités, conscientes de leurs dysfonctionnements, les laisse exister. Une partie d’entre eux sont identifiés sur notre cartographie. Au total, il y aurait environ 70 lieux occupés en ce moment à Montpellier « sans droit ni titre », selon la définition du législateur. Côté institutionnel, la préfecture de l’Hérault comptabilise « une huitaine » de squats, qu’elle qualifie « d’importants ».
 
Derrière des façades emmurées de vieux bureaux désaffectés, difficile d’imaginer que la vie s’organise, parfois plus exactement la survie. Ces lieux, ouverts pour quelques nuits ou quelques mois, sont à l’image de ceux qui les occupent. Avec comme principal trait d’union une maîtrise commune des mécanismes juridiques pour éviter les expulsions, à commencer par des méthodes pour repérer la vacance du bâtiment ou encore la présence d’eau et d’électricité. Une distinction peut tout de même être faite selon ce qui anime les occupants : l’organisation d’une action politique et culturelle ou l’accueil de populations vulnérables. Sur la cartographie réalisée par Le d’Oc, on retrouve les quatre principaux squats d’accueil collectifs. Ils proposent un toit à près de 500 personnes quotidiennement.

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