Manifestants blessés : « il faut en parler, montrer leur visage »

Il rend visible le visage des mutilés. Depuis le mois de décembre, Christophe, 40 ans, néo-montpelliérain, recense les violences policières partout en France commises dans le cadre du mouvement des « gilets jaunes ». Dans l’ombre du journaliste médiatique David Dufresne, il réalise une traque engagée, toute aussi minutieuse que rigoureuse, présentée sur Le mur jaune, son site Internet créé pour l’occasion.
Le 1er mai dernier, sur l’esplanade Charles de Gaulle de Montpellier, il a exposé son travail en affichant à la vue de tous l’identité des blessés. Son but : interpeller les passants en donnant un écho à ce phénomène inédit au-delà de la communauté mobilisée tous les samedis. Les réactions ont été très nombreuses. Mais après 18 heures, son panneau a été arraché par les forces de l’ordre puis jeté dans une poubelle. Emu par cet incident, Christophe a écrit une tribune sur sa page Facebook pour raconter son désarroi et son incompréhension. Une publication qui a fortement été relayée sur les réseaux sociaux.
Le d’Oc a recueilli son témoignage pour qu’il explique sa démarche et ses motivations. Notre journal indépendant en ligne a également interrogé plusieurs personnes gravement blessées dans la capitale héraultaise, dont certaines ont été éborgnées. Avec leur accord, nous avons fait le choix de diffuser les photographies de leurs blessures. Attention, certaines d’entre elles peuvent choquer.

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