Futur stade de foot : Philippe Saurel balaye l’idée d’un référendum

Lors du dernier conseil de la métropole de Montpellier, jeudi 18 avril, plusieurs élus ont relevé que le président Philippe Saurel avait engagé de nouvelles études de faisabilité sur le projet du futur stade de football, sans débat, ni vote de l’assemblée. Celles-ci viennent s’ajouter à celles déjà dépensées en 2016 (217 850€ H.T). Au total, Montpellier3M aura déboursé plus de 424 000€ d’études sans jamais en avoir communiqué le résultat.
René Revol, le maire insoumis de Grabels, a tenté sa chance en interrogeant le maire de Montpellier sur l’éventuelle mise en place d’un référendum local sur l’équipement sportif, comme le réclame un collectif de citoyens. Sans surprises : bien que seule la Ville de Montpellier serait compétente en la matière, Philippe Saurel a botté en touche. « La question du stade n’est pas à l’ordre du jour », a répondu le dissident socialiste. La pose de la première pierre, elle, est prévue dans moins de deux mois, à l’occasion du début de la coupe du monde de football féminin, compétition pour laquelle le stade de la Mosson accueillera plusieurs rencontres.
 

***

 
Pour parler du bien-être au travail, la CCI Hérault invite… Pierre Mestre !
C’est passé un petit peu inaperçu. Mardi 2 avril, André Deljarry, le président de la Chambre de commerce et de l’industrie (CCI) de l’Hérault a organisé une conférence sur le thème « bien être et santé au sein de l’entreprise ». En partenariat avec le groupe Gnosis santé, André Deljarry a invité Mohed Altrad, patron du groupe éponyme, Marc Prou, ancien président de Système U Sud et… Pierre Mestre, le patron d’Orchestra. En juin 2018, Le d’Oc, avait pourtant révélé les mauvaises conditions de travail qui régnaient à tous les échelons du géant mondial de la mode pour la petite enfance. Des informations reprises par Mediapart, puis par France 3. Le 24 janvier dernier, Pierre Mestre avait même fait son méa culpa devant une partie de ses salariés au siège de Saint-Aunès. Lors de la soirée à Montpellier business school, Pierre Mestre s’est amusé en s’interrogeant sur la légitimité de son invitation. « Je ne suis pas candidat à la mairie », a-t-il commenté. Bien que certains observateurs comparent le management d’Orchestra à celui de l’Hôtel de Ville de Montpellier, les agents municipaux sous la tutelle de Christian Fina peuvent donc être rassurés.
 

***

 
Castelnau étend son palais sans la métropole de Montpellier
Le 14 avril dernier, Frédéric Lafforgue, le maire Les Républicains de Castelnau-le-Lez, a posé la première pierre de l’extension du palais des sports Jacques Chaban Delmas. Sur cette équipement, l’opération se réalise sans le soutien de la métropole de Montpellier. Bien que politiquement la commune soit ancrée à droite, elle a tout de même obtenu un quart du financement du projet par le Conseil départemental de l’Hérault et par le Conseil régional d’Occitanie, deux collectivités présidées par des socialistes. Comme quoi, localement, les clivages peuvent s’effacer. Surtout quand il s’agit de démontrer qu’il existe une vie en dehors de Montpellier3M.
 

***

 
Midi Libre : sur fond de transition, les difficultés se poursuivent
En pleine mutation, la vie du quotidien régional n’est pas un long fleuve tranquille. L’agence de Nîmes est impactée par de nombreux arrêts maladies. Les journalistes du titre s’apprêtent à vivre (de nouveau) un important turn-over au sein des différentes rédactions. L’agence de Montpellier, située actuellement dans le quartier Antigone, devrait emménager en septembre sur la Place de la Comédie mais avec un effectif réduit. De leur côté, les ouvriers du livre pourraient subir une réorganisation de leur travail avec un plan de départ contraint. Côté éditorial, la direction continue de vouloir booster le digital et s’apprêterait même à lancer une web radio. Autant dire qu’une grande partie des salariés s’inquiètent pour leur avenir au sein de l’entreprise de presse.
 
Lire aussi nos enquêtes :
Futur stade de foot : La concertation renvoyée aux vestiaires !
Orchestra : Du conte de fées au cauchemar des salariés
Orchestra : Misère et colère dans les entrepôts du château
Midi Libre : Les dessous d’un journal en crise économique

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *