Les facteurs de la Poste Rondelet poursuivent la grève
pour une troisième semaine

Retrouvez Dans la salle d’attente, nos brèves du mardi avant notre long format de la fin de semaine.

 

Le mouvement social qui touche le bureau montpelliérain de la Poste Rondelet est le plus important depuis 20 ans. Ce mardi, 53 agents étaient en grève. Ils ont d’ailleurs défilé dans les rues de la capitale héraultaise à l’appel de la manifestation nationale pour une grève générale lancé par la CGT. Les organisations syndicales CGT et Solidaires-Sud dénoncent « une suppression massive des positions de travail » et remettent en cause « l’organisation de la distribution du courrier » qui auraient pour conséquences l’allongement des tournées et l’impossibilité de distribuer le courrier dans les temps. « C’est notre 17e jour d’action, note Christian Oudin, postier polyvalent syndiqué à la CGT. Les négociations se débloquent légèrement, nnous sommes en train d’obtenir de meilleures conditions de travail mais nous restons encore mobilisés. » Demain se déroulera une longue journée de négociations avec la direction pour essayer de sortir de la crise.

 

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Montpellier3M : l’intercommunalité se fracture sur le budget

A l’été 2017, il avait bouleversé l’organisation de la gouvernance à la métropole de Montpellier. Philippe Saurel était ainsi persuadé d’anticiper sur une éventuelle refondation du mode de scrutin électoral qui proposerait un vote du président au suffrage universel alors que celui-ci est élu jusqu’à présent par les membres de l’assemblée. Ce ne sera pas pour l’immédiat. Mais 18 mois plus tard, le président de Montpellier3M se retrouve dans une configuration complexe : avancer avec des projets d’envergure comme la réalisation de la ligne 5 de tramway, le centre d’art contemporain le Moco, ou la construction d’un nouveau stade de foot sans avoir le soutien des maires qui ne siègent pas dans son exécutif. Désormais, Philippe Saurel semble devoir exclusivement compter sur sa majorité municipale ainsi que sur les élus à qui il a attribué une vice-présidence (et donc une indemnité mensuelle supplémentaire). En effet, jeudi dernier, 30 élus (de tout bord politique, encartés ou non dans un parti) n’ont pas adopté le budget de 878 M€ défendu par Philippe Saurel. Parmi eux : 12 maires, dont huit ont même voté contre. Une situation inédite depuis la création de l’intercommunalité à Montpellier.

 

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Grand-Rue Jean-Moulin : une réunion pour tout public mais pas forcément publique

Y’aurait-il des sujets tabous à la mairie de Montpellier ? Vendredi soir, alors qu’en réunion publique pour l’aménagement de la Grand Rue Jean Moulin, une cinquantaine de personnes votent pour l’installation d’une fontaine grise - et pas la orange ou la bleue - des commerçants lancent la question des manifestations dans le centre-ville le samedi. Le moment choisi par Isabelle Lanaud, attachée de presse au service communication de la métrople, et Jean-Jacques Sarciat, membre du cabinet du maire, pour demander à Lucie Lecherbonnier, journaliste au d’Oc et Gabriel Fradin, réalisateur indépendant, de couper micro et caméra.

Le motif ? « Nous n’avons pas prévenu les participants qu’ils pourraient être filmés ou enregistrés. [...] Vous ne pouvez pas enregistrer la réunion en entier. » Pourtant, dans la petite salle de réunion, une autre caméra est installée sur un trépied, un homme filme au téléphone et la photographe du service com’ exerce tranquillement son activité.

Quelle serait donc cette nouvelle règle à la mairie qui voudrait que pour travailler librement en réunion publique, les journalistes seraient désormais tributaires d’une annonce faite par le service com’ ? « Oui c’est le droit » affirme l’attachée de presse qui précise néanmoins ne pas interdire d’enregistrer mais juste « demander de ne pas le faire ».

Quant à Jean-Jacques Sarciat c’est carrément dehors qu’il a souhaité expliquer ces « règles » au réalisateur avant d’exiger de la journaliste sa carte de presse. Pour rappel cet ex-journaliste, ancien rédacteur en chef du gratuit Montpellier Plus, s’était fait épingler en 2008 par son confrère de Montpellier journal pour avoir publié quasi tel quel, un communiqué de presse de la mairie (15/10/2008). Ce à quoi Jean-Jacques Sarciat n’avait pas hésité à répondre : « Monsieur Teyssier, ça fait deux ans que vous nous cassez les couilles avec votre déontologie.»

En matière de droit à l'image rappelons que l’enregistrement d’une manifestation publique est légale tout comme la captation « d'images d’événements d'actualité qui peuvent être publiées sans l'autorisation des participants au nom du droit à l'information ou de création artistique [Service Public.fr]. »D’autant que dans ce cas, le commerçant ayant pris la parole a donné son accord verbal pour une éventuelle diffusion de son image.

 

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Cercle Mozart : Fromont et Maillot devant la justice maçonnique pour l’affaire Zemmour

Un vent de panique est-il en train de s’installer dans la gouvernance du Cercle Mozart ? Comme Le d’Oc le racontait la semaine dernière, le groupe de décideurs, qui aime se retrouver autour de grandes agapes, peine à sortir de la tempête Zemmour (Le cercle a accueilli le polémiste Eric Zemmour pour une conférence). Michel Fromont, dit « le parrain » et le nouveau président Jean-Marc Maillot font face à une procédure du conseil de l’ordre et de la chambre supérieure de la justice maçonnique. Ils demandent donc à leurs frères du Grand orient de France de signer une attestation. Le but ? Reconnaître « les hautes valeurs motales (…) prouvées maintes fois par leurs actes quotidiens et leurs fonctions maçonniques », attester qu’ils qu’ils « n’ont jamais favorisé ou propagé des discours de haine ou de discrimination, que ce soit personnellement ou dans le cadre de leurs activités associatives. » Autant dire que la préparation du 10e anniversaire du Cercle Mozart qui se déroulera prochainement à La Grande-Motte s’annonce délicate.

 

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