Facs-Aiguelongue : ça déboise, ça bétonne !

Pour vous faire patienter jusqu’à la publication de notre traditionnelle enquête hebdomadaire, notre média en ligne lance une nouvelle rubrique Dans la salle d’attente… du d’Oc. Une série de brèves incisives et impertinentes pour prolonger ou redécouvrir certains de nos articles.

 

Au nord de Montpellier, dans le quartier Hôpitaux-Fac / Aiguelongue, plusieurs nouvelles résidences sont en passe d’être achevées. Parmi elles, celle qui a remplacé le tennis club, sur le terrain (anciennement) boisé de la rue d’Aiguelongue, accueille même ses premiers habitants. Les promoteurs immobiliers sont ravis. Les riverains, un peu moins. Souvent des propriétaires de spacieuses villas avec jardin et piscine, ces derniers font la mou. Cette densification pourrait remettre en cause leur qualité de vie dans un secteur de la ville jusqu’à présent réputé pour sa tranquillité et sa verdure. « Georges Frêche n’aurait jamais laissé faire cela », expliquent même certains d’entre eux. Facile comme argument puisque c’est là que le défunt maire vivait, sous les pins, à une centaine de mètres des bords du lez.

(Ci-dessus : Le domaine des 5 sens, avenue du Val-de-Montferrand, à proximité du zoo de Montpellier, un programme du promoteur Hélénis qui accueillera une centaine de logements - Photo : Xavier Malafosse)

 

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La bataille des cartes chez EELV

A Montpellier, chez Europe écologie – Les verts, il plane toujours le spectre de l’entrisme, notamment dans cette période de pré-campagne municipale. En effet, selon nos informations, l’ex-député Jean-Louis Roumégas s’active actuellement pour faire adhérer plusieurs personnes susceptibles par la suite de l’investir tête de liste pour le scrutin de 2020. Pour le moment, sept nouveaux adhérents considérés comme ses proches ont été inscrits par la voie la plus classique. Mais de nouvelles cartes pourraient arriver d’un seul coup dans la dernière ligne droite avant la clôture de la phase de désignation interne.

Pour Manu Reynaud, porte-parole d’EELV Montpellier, et ses proches, très actifs sur la sauvegarde de la gare Saint-Roch en centre-ville ainsi que sur la place du vélo dans la mobilité urbaine, il n’est pas question de revivre les polémiques du passé. Alors eux aussi rencontrent plusieurs personnes dans le tissu associatif, les milieux culturels, les réseaux d’anciens militants déçus par les vieilles méthodes. Le but ? Les agréger autour de leur projet. Et si possible les faire encarter !

 

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Jean-Pierre Grand : « Le vrai maire aujourd’hui, c’est le préfet »

Récemment, plusieurs opposants à Philippe Saurel se sont étonnés de la présence régulière de Pierre Pouëssel, le préfet de l’Hérault, aux côtés du président de la métropole. Certains se sont même inquiétés face à ce qu’ils décrivent comme « une complicité inédite » entre les deux hommes. Mais pour le sénateur LR Jean-Pierre Grand, il n’y aurait rien de surprenant. « L’Etat est conscient des carences de Montpellier, comme par exemple sur la prolongation du tramway vers la nouvelle gare TGV. Du coup, l’Etat, à son niveau, essaie de booster les choses. En fait, le vrai maire aujourd’hui, c’est le préfet », lâche le parlementaire. Il faudra donc bien plus que la bienveillance des services de l’Etat sur le Clapas pour réconcilier Jean-Pierre Grand et Philippe Saurel.

 

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Les royalistes catholiques en terre protestante

A Nîmes, les royalistes du Cercle Saint-Charles ont profité du centième anniversaire de l’armistice de la Grande guerre pour se retrouver. Dimanche 11 novembre, après avoir assisté à la messe de Mgr Robert Wattebled, ils se sont rejoints au cimetière Saint-Baudile. Le lieu n’est pas anodin puisque la stelle nîmoise serait la seule en France dédiée à l’Action Française. Après le déjeuner dominical, les initiés ont pu profiter de deux conférences : l’une sur « les deux contextes révolutionnaires 1788 et 2018 », l’autre sur « l’histoire oubliée de Marie Paul de Scépeaux, commandant des Compagnies Angevines de Bonchamps et général à 26 ans de l’armée Catholique et Royale du Maine, l’Anjou et de la Haute-Bretagne ». Une telle singularité en terre protestante, il fallait y songer !

 

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L'orage sur Midi Libre

« Je vais vous dire les choses en toute franchise. » Ainsi le 9 novembre dernier, sous un violent orage, Jean-Michel Baylet a voulu donner un nouveau cap aux journalistes de Midi Libre. Le PDG du groupe La Dépêche a rappelé la mauvaise santé économique dans laquelle se trouvait le titre de presse régional qu’il a racheté il y a trois ans. Selon nos informations, l’ex-ministre a indiqué le gel des salaires et demandé l’effort de tous en vue de l’actuelle transition numérique. Aucune annonce fracassante donc. Mais sous le hangar du siège de Saint-Jean-de-Védas, l’assistance a bien ressenti un petit vent de crise.

 

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Gare à la com'

Mélanie Leirens, récemment nommée directrice de la communication de la Ville de Montpellier et de la métropole, prend sa fonction très au sérieux. Elle s’y investit même coûte que coûte. Quitte à ce que cette fonctionnaire, un temps en charge des journaux municipaux, défende l’indéfendable.  Surtout lorsqu’elle fait la promotion de la nouvelle gare TGV Sud de France, un fiasco devenu national. Sur Twitter et Facebook, pour la couverture de son profil, elle a choisi une illustration de l’infrastructure déconnectée du centre-ville et qui ne compte que six trains par jour. C’est vrai que l’équipement à 135M€ fait parler de la capitale héraultaise bien au-delà de ses frontières. Un vrai bad buzz ! Toutefois, pas d’inquiétude à avoir pour la dir’ com’ : d’après elle, son QI est le même que celui d’Einstein…

https://twitter.com/melanieleirens/status/1060278682118438912

 

A lire aussi nos enquêtes et nos grands entretiens :

« Malheureusement, à Montpellier, les promoteurs font la pluie et le beau temps »

Recherche petits bonhommes verts sur Clapas

Midi Libre : Les dessous d'un journal en crise économique

Gare TGV de Montpellier : Le fiasco durera plus qu'un été

 

 

 

 


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