Le Domaine d'O, théâtre d'un nouveau psychodrame

Au moment où Montpellier ambitionne de devenir capitale européenne de la culture, la sélection pour la direction du Domaine d’O prend une curieuse tournure. Des garanties avancées à certains candidats non respectées, la découverte soudaine de dossiers « incompatibles », réorientation du profil recherché… Après avoir déjà été au cœur d’une lutte politique acharnée entre la métropole et le département dans le cadre du transfert des compétences imposé par la loi NOTRe, la scène phare du spectacle vivant héraultais pourrait bien vivre un nouveau psychodrame.
 

Les acteurs culturels du Domaine d’O pensaient vivre une fin d’année moins agitée que la précédente. En vain… Pendant tout 2016, dans le cadre du transfert des compétences imposé par la réforme territoriale (loi NOTRe), Montpellier3M a mené une âpre bataille pour conquérir l’Epic (Etablissement public industriel et commercial) au détriment du Conseil départemental. Les présidents des deux collectivités, Philippe Saurel (DvG) d’une part, et Kleber Mesquida (PS) de l’autre, n’ont cessé de se répondre aux travers de communiqués et d’interview dans la presse locale. L’accouchement s’est donc fait dans la douleur mais au 1er janvier 2018, la partie nord du domaine entre bien dans le giron de la métropole de Montpellier. En ce mois de décembre, la collectivité phare du territoire montpelliérain procède donc au recrutement d’un directeur. « Les choses vont dans le bon sens, la séquence la plus difficile est derrière nous », confiait au d’Oc Habib Dechraoui, le directeur du festival Arabesque, il y a quelques semaines encore. Mais à la surprise générale, le Domaine d’O devient à nouveau le théâtre d’un psychodrame.

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