Comment le vignoble languedocien pourrait sortir des pesticides ?

Des analyses effectuées par l’association Alerte aux toxiques ont révélé la présence de résidus de pesticides dans vingt-deux bouteilles de châteaux certifiés « Haute Valeur Environnementales », dont un languedociens (Château de Pennautier, AOP Cabardès, Aude), en septembre dernier. Mais pourrait-on seulement imaginer qu’un jour les vins du Languedoc sortent de leur dépendance aux produits phytosanitaires de synthèse ?

« Je suis parfois contraint de me déplacer en fauteuil roulant. Mais heureusement je bénéficie d’un traitement. S’il n’existait pas, je ne serais pas là pour vous répondre », lance Charles Morin. Le retraité de 68 ans a effectué toute sa carrière dans le vignoble héraultais d’abord comme « salarié agricole de base » puis en tant que « régisseur chef d’exploitation ». C’est à la grappe qu’est liée la pathologie neurologique dont il est atteint : en 2017 sa « polyradiculo-névrite inflammatoire démyélinisante chronique » est reconnue par la Mutuelle sociale agricole (MSA) comme provenant de l’usage des pesticides. Charles Morin a contracté cette maladie après avoir utilisé un produit à base d’arsenic dans le domaine de Lavérune pour lequel il travaillait dans la seconde moitié des années 1990. Cette substance est aujourd’hui interdite. Ce qui n’empêche pas l’ancien vigneron de militer désormais au sein de l’association Phyto victimes, car, selon lui, on « utilise toujours des produits chimiques dangereux dans les vignes notamment le fameux glyphosate », herbicide considéré comme «Cancérogène probable» par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) en 2015.

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