Intervention policière à Béziers : la justice classe malgré une mort inexpliquée

Dans la nuit du 22 septembre 2016, Godefroid Djinekou perdait la vie à Béziers après une interpellation policière. Quatre ans plus tard, alors que le Parquet a classé l’affaire, la famille demande que les conditions de la mort de cet homme souffrant de troubles psychiques soient éclaircies. (Reprise d'une enquête publiée par notre partenaire Mediapart le 22 septembre 2020.)

Peut-on mourir lors d’une intervention policière, alors que l’on divague dans la rue en proie à une crise de panique, quasi nu, sans armes ni objets pouvant en faire office ? La réponse est oui. C’est ce qui est arrivé à Kouami Godefroid Djinekou, alors âgé de 46 ans, dans la nuit du 22 septembre 2016, dans une rue située non loin du centre-ville de Béziers. L’IGPN (Inspection générale de la police nationale) avait immédiatement été saisie.

Le 3 février dernier, le procureur de la République de Béziers a procédé au classement sans suite de l'affaire, arguant que « si les policiers ont dû utiliser la force pour maîtriser Kouami Djinekou, compte tenu de son agressivité et de son état d’agitation, l’usage nécessaire de cette force était raisonné, proportionné et conforme aux techniques d’interventions professionnelles en vigueur ».

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