Des habitants de Saint-Martin dénoncent un appauvrissement et une « stigmatisation » de leur quartier

Deux mois après un meurtre qui a attiré l’attention sur
Saint-Martin, des habitants de ce quartier du sud de Montpellier restent fiers
et « heureux » d’y vivre, mais dénoncent l’absence d’activités
sportives ou culturelles pour les jeunes, la « paupérisation » de la
population et sa « stigmatisation » par des médias qui n’en
parleraient qu’à travers des faits divers.

« On ne parle de nous que pour nous incendier. On stigmatise tout un quartier à partir de cas isolés ». Sarah (*), 30 ans, n’est pas la seule à être « choquée » par « le traitement médiatique » de son quartier, Saint-Martin, et de la cité du même nom. Cet ensemble d’immeubles montpelliérain, dont la tour de 18 étages est l’emblème, a été mis en lumière après la mort d’Elias, 21 ans, tué par arme à feu le 22 juin dernier. Le 4 juillet, des participants à une marche blanche à la mémoire d’Elias et d’Ahmed, 21 ans, tué à la Paillade en février, ont dénoncé la « circulation d’armes à feu dans les quartiers ». Or, la vie quotidienne à Saint-Martin ne saurait se résumer au trafic d’armes ou à la vente de drogues interdites.

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