Nicolas Lebourg : « Le succès de Louis Aliot à Perpignan s’inscrit dans le même schéma que celui de Ménard à Béziers »

Après Beaucaire et Béziers, Perpignan offre à l'extrême droite sa troisième place forte dans la région Occitanie. L'historien Nicolas Lebourg nous parle de la droitisation de la société et nous explique en quoi ces scores n'ont rien à voir avec un quelconque coup du sort. Coordinateur de la Chaire Citoyenneté de Sciences-Po Saint-Germain-en-Laye, chercheur au Cepel de l’Université de Montpellier et au « Project on the Transnational History of the Far Right », il est aussi l'auteur du livre Les Nazis ont-ils survécu ?, paru en 2019 au Seuil.

Lors de ces municipales, la vague RN n'a pas eu lieu. Sauf
chez vous, à Perpignan, où le parti réalise sa plus belle prise depuis Toulon
en 1995. Qu'est-ce qui explique cette exception catalane ?

Nicolas Lebourg : A Perpignan ce n'est pas une
coïncidence. D'abord parce qu'on retrouve le même schéma qu'à Béziers ou qu'à
Hénin-Beaumont en 2014 : on est face à une décomposition complète des
autres offres politiques. Ici, on s'y attend depuis longtemps. Le premier
papier qui promet que Perpignan sera la prochaine grande ville FN en France,
c'est un article du Monde qui date de 1993.

L'état-major des Républicains est largement responsable de ne pas avoir su faire comprendre à Jean-Marc Pujol qu'il fallait se renouveler, ou passer la main.

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