Hausse des violences conjugales : les acteurs sociaux racontent la brutalité du confinement

Progression significative des interventions policières
et des appels pour de l’écoute et du conseil. Échanges discrets d’appels et de
SMS. Hausse des évictions de conjoints violents du domicile. Dans l’Hérault, les
acteurs de la lutte contre les violences conjugales font le bilan du
confinement. Ils ont dû s’adapter rapidement aux circonstances et aux
situations des victimes. Mais ont parfois découvert l’horreur, au-moment du
déconfinement.

« Coup de poing en plein visage en présence de
l'enfant de sa compagne. Homme de 43 ans condamné à 18 mois d’emprisonnement, incarcéré
immédiatement. »

« Gifle, griffures dans la nuque et coup de poing
dans le thorax de la victime, devant leurs cinq enfants. Refus de quitter le
domicile de la victime malgré l’interdiction de rentrer en contact avec elle. Condamnation
à 18 mois d’emprisonnement. »

« Condamnation d'un homme de 36 ans à 12
mois d'emprisonnement pour violences à l'encontre de son ex-compagne et de la
fille de celle-ci. »

Voici quelques-unes des affaires de violences intrafamiliales, jugées en comparution immédiate au tribunal correctionnel de Béziers, pendant le confinement. Enfermement, isolement, familles en huis clos : la crise sanitaire a fait craindre le pire aux intervenants sociaux. « Dès la mi-mars, nous étions très inquiets concernant les violences conjugales. On s’est dit que ça allait être un enfer » se souvient un assistant social de Montpellier, qui préfère rester anonyme.

Il vous reste 80% de cet article à découvrir !

Connectez-vous

Sinon abonnez-vous sans tarder !
Découvrez nos formules à partir de 4,92€/mois


Enregistrer un nouveau compte

Choisissez votre niveau d'adhésion

Choisissez votre méthode de paiement


Pourquoi s'abonner au d’Oc ?

  • S’informer par un média complètement indépendant dont le financement repose sur ses lecteurs.
  • Découvrir des enquêtes de fonds et des révélations qui concernent des enjeux démocratiques au niveau local.
  • Consolider l’émergence d’un journalisme qui défend un autre regard sur l’actualité de Montpellier et sa région.