Emmanuelle Reungoat : « Le confinement n’a pas apaisé les colères sociales »

Personnel du milieu hospitalier, éboueurs, intérimaires…
Tous ces travailleurs ont été mis en lumière pendant le confinement car ils
poursuivaient leur activité. Il y a quelques mois encore, ces personnes étaient
pourtant représentées dans les dernières mobilisations sociales et n’ont pas
bénéficié de telles considérations.

Leurs revendications sont-elles devenues plus légitimes aujourd’hui
qu’hier ? Après le confinement, un besoin d’expression contestataire
va-t-il jaillir ? Comment vont s’inscrire les luttes dans cette crise
sanitaire ?

Emmanuelle Reungoat, maitresse de conférences en science-politique à l’université de Montpellier, a co-réalisé une enquête de terrain sur les Gilets jaunes. Spécialiste des mouvements de contestation, elle s’intéresse aux trajectoires individuelles, notamment celles des novices en politique, tous ceux qui s’engageaient pour la première fois. Il s’agit d’évaluer les conséquences sur leur vie, leur politisation et leur regard sur le monde. Entretien avec la chercheuse au-moment où la Préfecture vient d'interdire le rassemblement prévu ce samedi 16 mai, dans la capitale héraultaise, initié par des opposants au gouvernement contre « l’Etat autoritaire ».

Le d'Oc : Comment peut-on définir les Gilets jaunes d’aujourd’hui, un an et demi après la prise des ronds-points du 17 novembre 2018 ?

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