Bidonvilles et squats : Les services de l’État à la peine face à la pandémie

Alors qu'à Toulouse la Sécurité civile assure la
distribution d'eau et de nourriture sur les campements, à Montpellier, les
services de l’État tardent à prendre les mesures qui s’imposent dans les
bidonvilles et les squats. Depuis des années pourtant les acteurs associatifs
signalent l'importance des problèmes sanitaires dans ces lieux.

« Où sont les services de l’État ? », s'indigne Catherine Vassaux, présidente d'Area, une des associations qui intervient dans les bidonvilles montpelliérains. Un point d'eau pour 200 personnes sur certains sites. Une maison où défilent plus de cinquante personnes pour venir remplir des bidons. Un problème signalé à la Préfecture et relayé par les médias depuis plusieurs années déjà,  sans que rien ne soit fait, et qui prend aujourd'hui une dimension dramatique. A Celleneuve, au Zenith ou encore sur le site « Chez Paulette », la situation sanitaire semble particulièrement inquiétante et les gestes barrières basiques comme se laver les mains relèvent de l'impossible alors que la promiscuité rend déjà vaine toute tentative de confinement.

200 personnes pour un point d'eau

« On alerte la Préfecture depuis une semaine, poursuit Catherine Vass aux, mais ils nous répondent que l'eau est potable alors que ce n'est absolument pas le problème ici. » Face à cette inertie des pouvoirs publics, l'ensemble des acteurs associatifs tentent de s'organiser. « Le Secours populaire se propose de prendre en charge la distribution d'eau pour les 15 jours à venir, relate Amélie Corpet responsable du Secours catholique de l'Hérault, mais il faut que l’État apporte un soutien logistique. »

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