Mieux comprendre le système Ménard

Le maire de Béziers devrait être réélu sans grandes difficultés. Probablement même dès le premier tour des élections qui se déroulera ce dimanche 15 mars. Elu en 2014 avec le soutien du Front national, Robert Ménard a ensuite rallié à lui l’électorat de droite. L’édile déroule ainsi sa politique face à des gauches divisées, dont la contestation n’est guère audible. L’ancien fondateur de Reporters sans frontières pourrait donc s’emparer de l’agglomération, l’échelle territoriale où se trouve les compétences les plus influentes sur la vie de la cité (Voirie, Transports, Gestion des déchets…).

Malgré le plébiscite annoncé, la gestion de Robert Ménard doit être décryptée. Trop souvent dissimulés derrière une communication offensive, parfois outrancière, les résultats de sa politique ne sont pas toujours au rendez-vous pour les Biterrois. Loin de là.

Dans ce contexte, notre journal indépendant en ligne qui privilégie l’investigation locale prend tout son sens. Prendre le temps de comprendre, donner la parole aux habitants, au tissu associatif et à l’opposition qui possède des moyens restreints… Tel est notre rôle pour mieux vous informer.  Toujours en accord avec notre promesse visible par tous : relayer la parole de la société civile, remettre en cause les pouvoirs et réseaux d’influence, évaluer les politiques publiques, veiller au bon usage des deniers par nos élus. Finalement, l’auscultation n’est-elle pas légitime pour Le d’Oc ?

Alors pour mieux appréhender le système Ménard, (Re)découvrez trois de nos enquêtes qui proposent un autre regard sur l’édile de Béziers.

(Photo à la une : David Richard)

La Devèze : quand Ménard fait craquer sa cité

Depuis son arrivée à la tête de la ville de Béziers, Robert Ménard, candidat soutenu par le Rassemblement national, pour les municipales, n’a eu de cesse d’entretenir des relations houleuses avec le quartier de la Devèze. Milieu associatif, commerces, marché, aires de jeux, services de nettoyage… Petite histoire d’un démantèlement rondement mené pour servir le discours d’une cité prise en otage par ses « racailles ».

Les écoles, parent pauvre de la politique de Robert Ménard

Robert Ménard dans son bureau à la mairie de Béziers, le 06 novembre 2019

Depuis qu’il est élu maire de Béziers, Robert Ménard martèle à qui veut l’entendre que l’école est l’une de ses grandes priorités. Héritant d’une situation catastrophique engendrée par la municipalité de Raymond Couderc, l’édile tente de faire bonne figure. Malgré des travaux de rénovation réalisés en urgence dans certains établissements, le bilan de son action n’est pas à la hauteur des ambitions affichées.

Le bilan en trompe-l’oeuil de Robert Ménard

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Après un premier mandat présenté, par lui-même et ses sympathisants, comme une grande réussite, l’édile de Béziers semble assuré de remporter les élections municipales 2020. Pourtant, derrière les effets d’annonce spectaculaires, le bilan de Robert Ménard n’est pas à la hauteur des promesses faites en 2014. Le d’Oc s’est intéressé aux trois principales « réussites » dont se targue le candidat.

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