Gilets jaunes : un an de lutte, de colère et de répression

Depuis un an, Le d’Oc suit le mouvement social né des réseaux sociaux. Ne travaillant pas dans l’instantanéité, notre journal indépendant en ligne s’est efforcé de vous le raconter avec une approche singulière. Les sujets de fonds ont donc pris le dessus sur le récit des manifestations, les chants anti-Macron, les établissements bancaires violentés et autres feux de poubelles, ou encore le bilan du nombre de personnes interpellées chaque samedi soir. Inédit par sa longévité, sa répression et sa capacité à faire émerger des personnes qui ne s’étaient jamais mobilisées ni pris la parole pour exprimer leur malaise, les Gilets jaunes sont devenus le symbole d’un pays fracturé entre ceux qui vont bien et tous ceux qui se sentent relégués.

Retour sur nos productions, nos enquêtes et nos photographies.

Gilets jaunes : La gauche entre l’embarras et l’empathie

Des revendications diffuses, des profils hétérogènes et une organisation singulière en dehors des partis politiques et des structures syndicales… Face aux « gilets jaunes », la gauche, dans son spectre le plus large,  semble déstabilisée. Montpellier et tout le département de l’Hérault n’échappent pas au phénomène. Décryptage.

Le 24 novembre 2018, les Gilets jaunes ont occupe deux rond points a Montpellier, avant de rallier la Place de la Comedie a 14 heures, accompagnés de 200 motards, afin d’exiger une annulation de la taxe sur les hydrocarbures et des mesures de promotion du pouvoir d’achat, et le retablissement de l’ISF. Au maximum de la manifestation, quelques 2 000 Gilets jaunes ont ete presents devant la prefecture. Les CRS ont quitte les lieux sous une haie d’honneur.

De nombreuses brèves pour raconter la poursuite du mouvement (ici, ici ou ici)

Gilets jaunes : La gauche radicale s’implique

Violences policières : Montpellier en première ligne

La blessure à l’oeil de Jérôme Rodrigues, personnalité charismatique du mouvement des gilets jaunes, qui affirme avoir été atteint par un tir de LBD 40, plus connu sous le nom de flashball, a ému l’opinion publique. Mais chaque samedi, la capitale héraultaise est aussi en proie à de nombreuses violences policières. On compte désormais au moins neuf blessés au visage depuis le 15 décembre. Comme ce jeune militaire récemment touché à la tête alors qu’il n’avait rien avoir avec le mouvement social. Des pavés jetés un peu au hasard en plein centre-ville. Un manifestant à terre roué de coups. Un fusil à pompe a même été utilisé par la brigade de recherche et d’intervention (BRI). Cette situation inédite laisse les victimes avec d’importantes séquelles physiques et psychologiques. Elle interroge aussi sur la pertinence de la stratégie du maintien de l’ordre. Et cela dans une certaine forme d’opacité de la part des autorités compétentes.

Gaz lacrymogène : Montpellier suffoque

touches.

Entre mi-mars et début avril, les témoignages se sont multipliés. Au lendemain de l’acte XIX des « gilets jaunes » et de son rassemblement régional, qui s’est déroulé dans la capitale héraultaise, plusieurs manifestants ont constaté des problèmes de santé. Un nombre important d’entre eux sont allés consulter leur médecin. Dans le collimateur : l’utilisation massive et répétée du gaz lacrymogène. Les forces de l’ordre commencent, elles aussi, à relever quelques symptômes. De son côté, la Ligue des Droits de l’Homme s’active pour mesurer l’ampleur du phénomène. Désormais, ne s’agit-il pas plus d’un problème de santé publique que de maintien de l’ordre ?

Manifestants blessés : « il faut en parler, montrer leur visage »

Montpellier devient régulièrement « la capitale » du mouvement

La quasi-totalité des photographies ci-dessus ont été produites par Xavier Malafosse

Le d’Oc a aussi organisé plusieurs entretiens sur le sujet

Comment les Gilets jaunes réinterrogent le journalisme avec Edyw Plenel

Après l’affaire « Halut », regards croisés sur la réduction des libertés publiques

Les gilets jaune : « Le gouvernement n’a pas saisi la détermination qui nous anime »

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