La Devèze à Béziers : quand Ménard fait craquer sa cité

Depuis son arrivée à la tête de la ville de Béziers, Robert Ménard, candidat soutenu par le Rassemblement national, pour les municipales, n'a eu de cesse d'entretenir des relations houleuses avec le quartier de la Devèze. Milieu associatif, commerces, marché, aires de jeux, services de nettoyage... Petite histoire d'un démantèlement rondement mené pour servir le discours d'une cité prise en otage par ses « racailles ».
 
Immeubles désaffectés, garages éventrés dégueulant leurs restes, stigmates d'incendies réguliers... Dans le quartier de la Devèze, à Béziers, la dizaine de barres HLM en passe d'être détruites donne l'image d'un paysage meurtri. Sur l'un des murs de cet étrange no man's land en accès libre, un tag hargneux annonce la couleur : « Nique la Mu ». En transformant ses policiers municipaux en « Robocops » armés et en multipliant les sorties médiatiques sur les « racailles », Robert Ménard a fait de ses agents de proximité des ennemis de la cité. Il faut avouer que depuis le début de son mandat, hormis l'investissement monstre en caméras de vidéosurveillance (passées de 30 en 2014, à 200 d'ici fin 2020), l'édile a plus repris que donné.
 

« Si on est contre lui on perd tout »

A commencer par le centre social Arc-en-ciel, littéralement abattu après la suspension d'une subvention municipale vitale en 2015. En cause : une association bien trop « politisée » aux yeux du maire...

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