[SÉRIE D'ÉTÉ] « Nous savions que la votation citoyenne était limite légalement, mais on ne s’attendait pas à ce que l’État nous attaque »

En 2014, Grenoble voit arriver à sa tête le premier maire écologiste dans une ville de plus de 100 000 habitants. Élu avec une majorité EELV - Parti de Gauche - Citoyens, Eric Piolle s’inspire d’Hubert Dubedout, ancien édile socialiste de 1965 à 1983 et fondateur des groupes d’action municipale. La nouvelle majorité promet ainsi de redynamiser la démocratie locale, non sans quelques difficultés. Sur les trois votations citoyennes prévues, une n’a pas été appliquée faute de participants suffisants et une autre a finalement été négociée avec les initiateurs de la pétition. En 2017, coup de grâce : le dispositif a été jugé illégal et annulé par la justice. La mairie, bien déterminée à prouver son bon vouloir, a fait appel. Pascal Clouaire, adjoint à la démocratie locale, a répondu aux questions du d’Oc sur le bilan de ces tentatives pour insuffler de la participation citoyenne.
 
Le d'Oc : Dans quel cadre s’est inscrite la mise en place des outils de démocratie participative après l’élection municipale de 2014 ?
Pascal Clouaire :A Grenoble, nous avons une vieille tradition politique sur les questions d’émancipation de la personne, au sens d’expression de la liberté, et qui est un des objectifs de la démocratie.

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