Nîmes : les dernières digues de la régie publique de l’eau cèdent

En 2020, une dizaine de petites communes de l'agglomération nîmoise devront abandonner  leur régie directe de l'eau au profit d'un contrat unique avec Veolia. Un délégataire choisi par défaut après le scandale de la Saur. Le refus d'envisager une régie publique révèle la démission des élus en matière de gestion de l'eau. Des questions auxquelles Yvan Lachaud, président de Nîmes Métropole, n'a pas donné suite.
 
« Je ne suis pas sûre que donner la gestion de l’eau à des délégations privées soit une bonne idée », confie au d’Oc Nicoles Perrau, mairesse de la Rouvière, petite commune de 600 habitants ayant fait son entrée dans l’agglomération nîmoise en 2017. Une perte de la régie directe de l’eau au profit d’une délégation de service public (DSP) que l’élue ne semble pas avoir eu d’autres choix que d’accepter. Même constat un peu fataliste du côté de Jean Verdalle, maire de Dions, commune de 600 habitants également en régie. « Sur le principe, je ne suis pas pour donner le bien public à des privés pour l’exploitation mais je ne suis qu’un petit maire parmi tant d’autres, on est obligé de s’y conformer. » La Rouvière et Dions font partie des 39 communes qui devront déléguer la distribution et l’assainissement de l’eau à Veolia l’année prochaine, conformément au choix de Nîmes Métropole.

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