« Omerta et langue de bois » : que cachent les grèves en série dans les cantines de Montpellier ?

Depuis mi-décembre, les cantines scolaires de Montpellier sont touchées par un mouvement d’ampleur des agents municipaux. Plus de 30 jours de grève cumulés en six mois. Certains établissements sont plus souvent perturbés que d’autres. Les grévistes ne communiquent pas, la mairie dit qu’elle ne peut rien faire et les parents sont complètement perdus. Le d’Oc a voulu comprendre ce qui se cache derrière ces grèves perlées.
Alors que dans la capitale héraultaise le nombre d’enfants qui déjeunent dans les cantines a augmenté de près de 40% en quatre ans, des agents racontent leur quotidien. Mal être, clientélisme, absentéisme et sous-effectifs : le malaise est incontestable. Avec, en toile de fond, des inquiétudes sur l’environnement dans lequel évoluent, chaque jour, les écoliers montpelliérains.
 
Une affiche placardée sur la devanture de l’école annonce la grève du lendemain : « Pas de cantine ». Depuis mi-décembre, ça n’arrête pas. Au total : 26 journées de perturbations. Et même 33 si on ajoute les grèves de l’Éducation nationale. Le mouvement tourne d’une école à une autre et les familles sont à cran. A l’approche des grandes vacances, la mobilisation se durcit. Depuis le 17 juin : pas un jour sans grève. Certains groupes scolaires sont plus touchés : Beethoven, Baudelaire-Kipling, Pagnol, Senghor, Neruda...Chaque soir, c’est l’angoisse pour les familles, prévenues au dernier moment par les affiches. Quand elles cherchent des informations, personne n’a rien à leur dire. La mairie assure « comprendre le désagrément » mais répond que le préavis de grève est national et qu’elle ne peut agir ni sur les revendications, ni sur le service minimum. Voilà pour la réponse officielle. Quant aux grévistes, la majorité refuse de parler aux familles. « Certains parents deviennent violents » s’inquiète Astrid, une maman.

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