Communication et immigration, les obsessions de Julien Sanchez, nouvelle vitrine du RN

Derrière son apparence de gendre idéal, le jeune maire de Beaucaire (Gard) a rapidement franchi les échelons pour devenir un prototype de la machine conduite par Marine Le Pen. A la tête d’une commune de plus de 16 000 habitants, cet apparatchik a été élu conseiller régional d’Occitanie, puis nommé président du groupe RN composé de 38 élus, avant de devenir le porte-parole national de son parti. Son opposition dénonce « un professionnel de la politique politicienne » dont les nombreuses polémiques viennent dissimuler un bilan municipal contestable.

 
« Julien Sanchez, c’est la classe, il est beau et tout le temps bien habillé, se réjouit une militante de 71 ans. Et puis l’ancien maire, lui, n’avait embauché que des maghrébins à la mairie. » Devant elle, sur la scène du casino municipal, se tient le sujet de son admiration pris dans le discours d’introduction du seizième meeting de campagne de Jordan Bardella, tête de liste du Rassemblement national aux Européennes, et de Marine Le Pen, tête d’affiche, samedi 20 avril, à Beaucaire. « Une ville qui a eu la sagesse de confier sa gestion à l’un des [siens] et pas l’un des moins talentueux », lancera cette dernière depuis la tribune. En martelant : « La gestion RN, ça marche. » De quoi faire reluire cette vitrine municipale, l’une des onze estampillées RN, et flatter celui qui apparaît aujourd’hui comme un ténor du parti, Julien Sanchez.
 

Un apparatchik

A 35 ans seulement, ce fils et petits-fils de pieds-noirs est devenu l’homme de confiance de Marine Le Pen. Né à Argenteuil (Val d’Oise), il adhère au Front national à 16 ans, alors qu’il est encore lycéen à Alès, pour en devenir un militant actif.

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