Gaz lacrymogène : une inquiétude grandissante à Montpellier

Depuis 15 jours, les témoignages se multiplient. Au lendemain de l’acte XIX des "gilets jaunes" et de son rassemblement régional, qui s’est déroulé dans la capitale héraultaise, plusieurs manifestants ont constaté des problèmes de santé. Un nombre important d’entre eux sont allés consulter leur médecin. Dans le collimateur : l’utilisation massive et répétée du gaz lacrymogène. Les forces de l’ordre commencent, elles aussi, à relever quelques symptômes. De son côté, la Ligue des Droits de l’Homme s’active pour mesurer l’ampleur du phénomène. Désormais, ne s’agit-il pas plus d’un problème de santé publique que de maintien de l’ordre ?
 
« On est plus chaud ! Plus chaud ! Plus chaud qu’le lacrymo ! » Ce slogan entendu quasiment chaque samedi dans le cortège des "gilets jaunes" symbolise la volonté de ne pas se retirer des rues du centre-ville de Montpellier, malgré la volonté des forces de l’ordre de disperser les manifestants. Mais les contestataires pourraient bien déchanter. En effet, ces deux dernières semaines, pour la première fois depuis le début du mouvement, un nombre important d'entre eux se plaint de la dégradation de leur santé. Les témoignages sont nombreux et les symptômes vont tous dans le même sens : fatigues chroniques anormales, difficultés respiratoires, saignements du nez, céphalées, pics de tension, diarrhées et nausées. 

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