Projet Ville-Port à La Grande-Motte : la contestation se poursuit

Le 8 avril prochain, Stephan Rossignol, le maire de La Grande-Motte, annoncera le résultat de ses différentes réunions de concertation pour présenter le programme de réaménagement du port de la cité des Pyramides. Mais trois jours auparavant, le vendredi 5 avril, La vigie citoyenne organise une réunion publique et invite à la plus grande mobilisation. L’association réaffirmera son opposition au projet Ville-Port en dénonçant le déménagement sur l’esplanade Jean Baumel de la zone technique.  Ainsi, l’entreprise Outremer, spécialisée dans la construction de catamarans haut de gamme bénéficiera d’une expansion importante à proximité de la plage. Autres divergences : la création de nouveaux logements sur l’actuelle zone artisanale dont la hauteur des immeubles inquiétent une partie des riverains. Ces contestataires refusent que La Grande-Motte « devienne une ville d’industrie nautique » et redoutent les conséquences économiques du projet au coût et au financement qu’ils jugent « incertains. » C’est aussi l’identité singulière de cette station balnéaire qui est en jeu.
 

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L’ex-sauréliste Fabrice Palau se relance à Frontignan
L’ancien conseiller spécial de Philippe Saurel à la mairie de Montpellier n’en a pas fini avec la politique. Compagnon de route du dissident socialiste pendant quasiment 20 ans, Fabrice Palau épaule désormais Olivier Boudet, assistant parlementaire du député de La République en marche (LREM) Nicolas Demoulin, pour aller conquérir la municipalité de Frontignan. Et tenter de faire barrage au Rassemblement national, considéré par de nombreux observateurs comme favori du scrutin de 2020. Mais attention, il n’est pas question d’afficher de manière trop ostentatoire le logo du mouvement d’Emmanuel Macron. Olivier Boudet miserait sur des forces citoyennes en tant que candidat divers gauche. « Nous avons créé une association. Nous diffusons un questionnaire pour recueillir les attentes des frontignanais avant d’élaborer un programme », explique au d’Oc Fabrice Palau. Puis de concéder : « je conserve un regard affectif sur Montpellier. »
 

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« Gilets jaunes » : le rond-point d’Aimargues bientôt dans les salles
La cinéaste montpelliéraine Laure Pradal (Le village vertical, En quête de justice, Hors les murs…) et le gardois Pierre Carles (Strip-Tease…), accompagnés d’un collectif, terminent un film sur les « gilets jaunes » du rond-point d’Aimargues, un lieu emblématique du mouvement né le 17 novembre 2018. Le concept est singulier : l’équipe a récupéré quasiment 80 vidéos extraites des smartphones des manifestants pour retranscrire leur quotidien dans cette lutte inédite. Au programme de nombreuses scènes de vie : le filtrage des automobilistes, le partage du méchoui, les altercations avec les forces de l’ordre souhaitant les déloger… « Il s’agit essentiellement d’un travail de montage, rapporte au d’Oc Laure Pradal. Il n’y aura pas de voix off, le propos ne sera pas détourné, cela ira à l’encontre de l’image renvoyée par les chaînes d’infos en continu. » Le long-métrage sera à l’affiche du prochain festival international du film documentaire de Lasalle, dans les Cévennes, avant d’être diffusé un peu partout en France.
 

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Urbanisme : les travaux du Polygone réveillent une aberration
Depuis le début du réaménagement du Polygone à Montpellier, notamment sur la partie est, du côté des échelles de la ville, les escalators ne fonctionnent plus, les couloirs étroits sont en chantier, et les accès vers l’extérieur sont régulièrement modifiés. On assiste donc à des scènes de cacophonies : des parents en poussette qui rencontrent des difficultés pour traverser le site, les travailleurs pressés se bousculent, les personnes âgées sont désorientées… Les conséquences de ces travaux renvoient à une cruelle réalité. Dans la capitale héraultaise, c’est un centre commercial (en particulier Les galeries Lafayette) qui sert de frontière (et donc de sas d’entrée) entre deux secteurs majeurs, la Place de la Comédie et le quartier Antigone. Une aberration urbanistique entrée dans les habitudes des montpelliérains. Sauf lorsque celles-ci sont perturbées…
 
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