L’entrée délicate en politique du milliardaire Mohed Altrad

Depuis septembre dernier, le président du Montpellier Hérault Rugby (MHR) multiplie les réunions hebdomadaires pour préparer sa probable campagne municipale. Mais les problèmes s’accumulent : le remplacement de Frédéric Bort par Catherine Labrousse pour organiser la bataille, l’éloignement du parti Les Républicains et de l’UDI, la fuite de la rencontre avec le sulfureux conseiller municipal d’opposition Djamel Boumaaz (élu en 2014 sur la liste du Front national), la prise de distance de la députée LREM Coralie Dubost, la polémique sur la rémunération et l’impôt qu’il déclare devant les caméras de l’émission de télévision Complément d’enquête, la volonté de se faire désirer au risque de lasser…. Mais ce n’est pas tout ! Mardi dernier, Midi Libre a révélé que Mohed Altrad n’était pas inscrit sur les listes électorales. Un comportement curieux quand on affirme aimer autant la France et vouloir redonner à son pays ce qui lui a apporté. De quoi relancer les interrogations sur son nouvel intérêt pour la chose politique. De quoi aussi questionner son rapport au Rassemblement national lorsqu’il se retrouve face à Emmanuel Macron ou un candidat de la République en marche (LREM). Aujourd’hui, son entourage se défend tant bien que mal. « Les montpelliérains n’en ont rien à foutre ! Ceux qu’ils veulent, c’est un projet pour leur ville, avec de nouvelles méthodes de gouvernance. Altrad est quelqu’un qui fait le tour du monde, peut-être qu’il n’a jamais pensé à s’inscrire sur les listes », raconte l’un de ses proches. Un sujet qui reste pourtant brûlant : l’industriel pourrait bien aller voter pour les européennes du 26 mai prochain. Pour la première fois de sa vie ! L’information rendue publique, le chef d’entreprise trouverait donc le sens du devoir civique. Comme quoi, Mohed Altrad et ses équipes n’en ont pas forcément « rien à foutre ».
Photo : Xavier Malafosse
 

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Européennes : les héraultais dans la course
Irène Tolleret se situe en 9e position sur la liste de La République en marche (LREM) pour les prochaines élections européennes. En 2017, cette vigneronne du Pic-Saint-Loup, maire de Fontanes, a milité pour la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron. Quelques mois plus tard, après le décès de Marie-Christine Bousquet, maire PS de Lodève, Irène Tolleret a intégré la majorité de Kleber Mesquida au conseil départemental.
Clare Hart, conseillère municipale d’opposition à la mairie de Montpellier, aurait eu des ambitions pour cette place.
Il y a une semaine, on apprenait la nomination de la montpelliéraine Anne Brissaud, sur la liste Les Républicains (LR), en 19e position. L’élue d’opposition à la Ville et à la métropole a notamment bénéficié d’un accord entre son parti, Les centristes, et celui de Laurent Wauquiez.
De son côté, La France insoumise (LFI) a fait confiance à deux montpelliérains : Pascale Le Néouannic (13e) et Rhany Slimane (32e).
Le parti communiste, emmené par Ian Brossat, a lui aussi déniché un héraultais. Il s’agit de l’enseignant sétois Jean-Luc Bou, conseiller municipal d’opposition à François Commeinhes et candidat malheureux aux précédentes élections régionales et législatives. Il occuppe la 31e place.
Pour le Rassemblement national (RN), seulement les 12 premiers candidats sont connus. Pour l’instant, on ne recense pas d’héraultais même si le parti de Marine Le Pen mise sur cette échéance électorale pour se refaire la santé au niveau local. « Après le 26 mai, nous redeviendrons la première force politique dans le département », pronostique Gilles Ardinat, secrétaire adjoint du RN 34, pour Le d’Oc. L’Hérault s’annonce d’ores et déjà comme une terre de combat pour les différentes écuries engagées sur les européennes.
 

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Orchestra : du changement à la DRH
Le remue-ménage se poursuit à Orchestra, le leader mondial de la mode pour la petite enfance dont le siège est basé dans l’Hérault, à Saint-Aunès. La directrice des ressources humaines (DRH), Véronique Halluin, n’occupe plus son poste. Son remplacement est imminent. Passée par le groupe Zannier, désormais propriété de Kidiliz group spécialisé dans le prêt-à-porter et la mode enfantine, elle avait intégré le groupe de Pierre Mestre en 2016. Et si les causes de ce changement étaient à relier avec les révélations du d’Oc sur le malaise au travail et la disproportion des salaires au sein d’Orchestra ?
 

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Probables candidats à la mairie de Montpellier : encore un oublié !

Lors de notre publication du 12 mars dernier, un oubli s’est glissé. En effet, Stéphane Hernandez, habitant engagé sur le quartier de la Cité Gély, compte bien conduire une liste aux prochaines élections municipales. Elle serait orientée vers les quartiers populaires de la ville, car « aujourd’hui, on ne se reconnaît dans aucun des candidats potentiels ». Celui qui a été candidat aux élections départementales sous l’étiquette du Front de gauche (14,01%), puis aux régionales derrière le député écologiste gardois Christophe Cavard, envisage « l’idée d’une campagne sur le modèle des motivé€s à Toulouse (un mouvement politique lancé notamment par les membres du groupe musical Zebda et qui a recueilli 12,4% en 2001, ndlr). Nous ferons les choses simplement, dans la convivialité, autour d’apéros et de grillades », indique au d’Oc Stéphane Hernandez. Et de préciser : « nous ne le faisons pas pour être racheté. Si ce n’est pas pour le scrutin de 2020 alors autant ne jamais le faire ! »
 
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