Photographie des probables candidats à la mairie de Montpellier

Un an avant les prochaines élections municipales, certaines personnalités se verraient bien aller défier Philippe Saurel, le maire sans étiquette de Montpellier et président de la métropole. Elles y pensent en se rasant, et parfois bien plus. Pour le moment, seul Michaël Delafosse a été investi pour le parti socialiste. Mais bien d’autres manoeuvrent en coulisses. Les femmes, elles, pourraient se révéler comme les grandes absentes du scrutin. Tour d’horizon.

 

 

 Julien Colet (LFI)

Candidat aux dernières législatives sur la 1re circonscription de l’Hérault (15,6%), ce militant de la France insoumise s’active de plus en plus. Il incarne la nouvelle génération prête à partir à la conquête du pouvoir municipal. Comme de nombreux militants, il espère certainement s’appuyer sur les 31% réalisés à Montpellier par Jean-Luc Mélenchon, lors des précédentes élections présidentielles.

 

 

 

 

Rhany Slimane (LFI)

Candidat aux élections européennes pour La France insoumise, ce montpelliérain se démène sur le terrain, prônant l’auto-organisation et de nouvelles formes de « démocraties radicales ». Impliqué dans le mouvement #Nous Sommes, il devrait jouer un rôle majeur dans la prochaine campagne des municipales. En attendant, il contribue à faire inscrire des citoyens sur les listes électorales.

 

 

 

 

Thierry Teulade (ND)

Candidat aux dernières législatives (0,45%), serait en train de composer une liste citoyenne et écologique pour ne « pas laisser le champ libre à Jean-Louis Roumégas (ex-député, candidat à l’investiture chez EELV, ndlr) » Le militant, engagé sur le quartier Malbosc et opposé au projet immobilier Alba sur Las Rébès, pourrait s’appuyer sur Nouvelle donne, le parti lancé en 2013 par Pierre Larrouturou.

 

 

 

 

Manu Reynaud (EELV)

Il est candidat à l’investiture du parti Europe écologie-Les verts. Le militant est très actif : il s’est notamment fait remarquer par ses campagnes de communication sur la gare TGV Sud de France ou la politique du vélo dans la métropole de Montpellier.

 

 

 

 

 

 

Jean-Louis Roumégas (EELV)

L’ex-député se positionne dans la lutte des investitures internes au parti Europe écologie – Les verts. L’ancien parlementaire était déjà membre de l’équipe municipale de 2001 à 2014.

 

 

 

 

 

 

Michaël Delafosse (PS)

Il est « le candidat naturel » du parti socialiste. Il n’a rencontré aucune concurrence pour son investiture. Depuis la défaite de Jean-Pierre Moure en 2014, l’ex-adjoint d’Hélène Mandroux œuvre pour proposer une alternative à son ex-camarade Philippe Saurel à la tête de l’Hôtel de Ville. Elu conseiller départemental en 2015, le conseiller municipal d’opposition élargit son public avec son association Destins montpelliérains, ouverte à tous. Son entourage mise sur sa notoriété et sur son expérience.

 

 

 

Coralie Dubost (LREM)

L’adage est bien connu : l’appétit vient en mangeant. Ainsi, alors qu’elle était méconnue avant son élection au parlement national, la députée fait désormais partie des rares femmes qui pourraient tirer son épingle du jeu et conduire une liste aux municipales pour La République en marche. Coralie Dubost s’est fait rapidement remarquer par ses nombreuses apparitions médiatiques et a déjà reçu la confiance d’Emmanuel Macron en s’occupant de la direction départementale du mouvement. Depuis son apparition dans le paysage politique héraultais, elle affirme un clivage important avec Philippe Saurel.

 

Romain Subirats (LREM)

L’avocat d’affaires, ex-conseiller politique de Philippe Saurel à la métropole de Montpellier, semble vouloir mettre un pied dans la marmite des municipales. Il vient de prendre la responsabilité des Jeunes avec Macron (Jam) à Montpellier. Selon nos informations, il travaille avec une petite équipe dont les membres progresseraient chaque semaine.

 

 

 

 

Patrick Vignal (LREM)

Il enchaine les plateaux de télévision. Ses grands sujets : la revitalisation des centre-villes et la réflexion sur une nouvelle démocratie en s’appuyant sur la crise des « gilets jaunes ». Le député LREM, ex-adjoint de Georges Frêche à la mairie de Montpellier, n’oublie jamais de parler de la capitale héraultaise. En privé, le parlementaire vante ses bonnes relations avec l’entourage d’Emmanuel Macron et soutient l’idée que le président de la République doit réaliser un second mandat.

 

 

 

Mohed Altrad (DvD)

Depuis six mois, l’industriel consulte de nombreuses personnes. Comme Le d’Oc l’a révélé, il construit son équipe et s’est entouré de Catherine labrousse, ex-assistante parlementaire des anciens députés socialistes Françoise Dumas et Christian Assaf, de Flora Labourrier, ex-porte-parole de la fédération du parti socialiste héraultais et du sénateur LR Jean-Pierre Grand. Hors des partis politiques, il pourrait officieusement bénéficier du soutien du conseil régional.

 

Jean-Pierre Grand (LR)

Le sénateur LR de l’Hérault, ex-maire de Castelnau-le-Lez, devrait se présenter sur la liste de Mohed Altrad. Mais si le milliardaire stoppait sa démarche, le parlementaire pourrait bien se retrouver en embuscade pour conduire une liste située au centre-droit de l’échiquier politique.

 

 

 

André Deljarry (DvD)

Le président de la Chambre de commerce et de l’industrie (CCI) de l’Hérault semble avoir de plus en plus d’ambitions politiques. Et le chef d’entreprise le dissimule à peine. «  A ce jour, je ne suis pas candidat », avait tweeté récemment André Deljarry. Mais jusqu’à quand ?

 

 

 

 

 

 

Thierry Tsagalos (DvD)

Le coach sportif, adhérent de La République en marche (LREM) veut aborder les sujets qui fâchent comme la sécurité, la gestion des migrants albanais dans le quartier Saint-Denis – Gambetta, construire une liste citoyenne représentative de toutes les communautés et revoir le fonctionnement des publicités vendues à la presse par la mairie et la métropole. Déjà candidat en 2015 aux élections départementales avec le Parti libéral démocrate (PLD – 4,24%), il estime ne pas se reconnaître « dans l’offre politique actuelle, tout en s’inscrivant dans une droite libérale et humaniste. » Selon lui, il faut davantage de « courage » en politique, avec « des mesures fortes. »

 

Gérard Francalanci (UDI)

Ce retraité de l’éducation, a reçu le soutien départemental  de l’UDI pour mener une liste. En 2014, il était déjà en septième position sur celle conduite par le chef d’entreprise Joseph Francis (3,32%). En 2015, il était parti sur son nom aux élections départementales, se qualifiant au second tour (41,04%), s’inclinant par la suite contre le socialiste Michaël Delafosse. Toutefois, cette ambition pourrait être contrariée dans le cadre d’un accord avec le parti Les Républicains (LR).

 

 

 

Christian Dumont (LR)

Elu dans l’opposition depuis 1986, cet avocat pourrait conduire une liste « sacrificielle » pour la droite si jamais Alex Larue se retirait de la bataille

 

 

 

 

Alex Larue (LR)

Conseiller municipal d’opposition et conseiller métropolitain LR, il pourrait bien conduire la liste du parti de Laurent Wauquiez. L’élu a fait de la probité en politique la marque de fabrique de son mandat quitte à voter pour Muriel Ressiguier (LFI) contre Stéphanie Jannin (LREM) – celle-ci étant accusée de conflits d’intérêt, puis condamnée par la suite - au second tour des dernières législatives. Il milite aussi pour un référendum sur le futur stade de football. Cet avocat d’affaires peut compter sur le soutien d’Arnaud Julien, le secrétaire départemental LR et de Joseph Francis, le patron héraultais de l’UDI. Il mise également sur ses réseaux dans le milieu économique, espérant incarner une rupture générationnelle avec le pouvoir en place.

 

Audrey Lledo (RN)

Le Rassemblement national (RN) déposera bien une liste à Montpellier. Si le parti de Marine Le Pen ne compte pas vraiment sur une victoire finale, il espère bien placer au conseil municipal plusieurs élus. Audrey Lledo, qui siège à la Ville et à la métropole, pourrait conduire une liste pour essayer de relever ce défi ambitieux.

 

 

 

 

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