Décharge de Castries : l'inquiétant spectre du troisième casier

Les jours de vent, ça sent jusque dans les rues de Guzargues, Saint-Drézéry, Teyran et Montaud : dix ans que les riverains se mobilisent contre l’installation de stockage des déchets non dangereux (ISDND) de Castries, ses mauvaises odeurs et ses goélands. Alors, les élus de la métropole de Montpellier ont beau répéter comme un mantra « il n’y aura pas de troisième casier », ils ont du mal à faire confiance. Face à une forme d'opacité sur l'avenir du site, la situation est même devenue préoccupante. 
 
Pour les opposants au site d’enfouissement, réunis au sein de l’Association du collectif intercommunal décharge de Castries (ACIDC), tout commence par une victoire : celle des habitants de Fabrègues regroupés au sein de l’association Les Gardiens de la Gardiole, et mobilisés contre le projet de décharge qui doit être implanté sur le domaine de Mirabeau. Dès 2005, ils entament un bras-de-fer avec SITA, filiale du groupe Suez. Le terrain, sauvé, est aujourd’hui un « site pilote pour la reconquête de la biodiversité » et accueille notamment une exploitation viticole solidaire, Vignes de Cocagne.
Mais avant l’épuisement de tous les recours et l’abandon total du projet en 2011, la métropole s’est déjà tournée vers le site de Castries, où la mobilisation est moins forte. Les « vides de fouille » de la carrière exploitée par GSM sont jugés idéaux pour accueillir 935 000 mètres cubes de déchets sur une période de dix ans – la colline, détruite pour produire du granulat, est remplacée par un clone en déchets. 

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