A Montpellier, les samedi « jaunes » se répètent inlassablement

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La nouvelle condamnation des violences par quelques élus de la majorité municipale n’y fait rien. A Montpellier, il s’est installé un curieux sentiment de fatalité. Depuis le début de l’année, chaque samedi, c’est le même scénario qui se répète inlassablement : un peu avant 17 heures, les forces de l’ordre éloignent  les « gilets jaunes » de la Préfecture par les gaz lacrymogènes. Les premiers affrontements débutent. De leur côté, les commerces encore ouverts jusqu’à ce moment baissent leur rideau, les brasseries plient leur terrasse. Les manifestants se retrouvent sur la Place de la Comédie et certains d’entre eux commencent à allumer des feux. Le mouvement se dirige vers la gare. La tension monte. Les tirs de LBD 40 (lanceur de balle de défense) se multiplient et répondent aux jets de pavés. Le sud de l’Ecusson est aspergé de gaz lacrymogène. Le tramway est interrompu. La Comédie est désertée, le centre commercial du Polygone fermé. Ces scènes sont désormais récurrentes. Pour autant, la mobilisation ne faiblit pas. Au contraire, alors qu’ils sont irréconciliables avec le gouvernement, beaucoup de contestataires ont fait de ces samedi jaunes des rendez-vous incontournables.

 

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Les agents des médiathèques de la métropole fortement contraints d’assister aux vœux du président

Les employés du réseau des médiathèques n’ont pas été conviés aux vœux du président Saurel présentés auparavant à tous les autres agents de la métropole, mais ils ont reçu un traitement spécifique. Et cela pour la deuxième année consécutive. Par contre, un e-mail, au contenu hautement « important », leur a été envoyé, les sommant d’annuler toutes les animations prévues le matin du vendredi 18 janvier. Cela concernait, par exemple, les accueils de classes scolaires programmés ce jour-là ou ceux réservés au personnel de la petite enfance. Cela a entraîné une modification de l’agenda, non seulement pour les médiathèques mais aussi pour les écoles concernées. La raison ? Apprécier une galette des rois et boire du cidre après avoir entendu le discours de Philippe Saurel. Selon nos informations, une majeure partie des agents n’auraient guère apprécié ce tour de force. Et auraient même avaler de travers leur dégustation quand leurs collègues des autres services se sont vus offrir des petits fours et du champagne.

 

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Philippe Saurel s’active dans la presse nationale

Serait-il de nouveau candidat aux prochaines régionales ? Briguerait-il un poste de ministre ? Voudrait-il concurrencer la médiatisation du député LREM Patrick Vignal ? Depuis plusieurs semaines déjà, Philippe Saurel, le maire de Montpellier et président de la métropole, tient un discours national. Lors de sa dernière interview dans l’émission Le talk du Figaro, l’élu défend la réforme de la constitution, la refondation des régions, la mise en place d’une éco-taxe sur les autoroutes qui jouxtent les métropoles, affirme qu’il a été précurseur dans le maintien du pouvoir d’achat des montpelliérains et ressort son ouvrage Réparer la République. « En 2015, il a écrit un livre qui peut être une réponse aux revendications actuelles. Avant 2014, quand il souhaitant candidater aux municipales sans parti, personne n’y croyait et il a pourtant répondu à une attente des citoyens », rappelle-t-on dans son entourage. De quoi prendre de la hauteur et prendre un peu de distance avec la campagne des prochaines municipales. L’occasion également d’esquiver un score peu flatteur aux dernières régionales (5%) ou la défaite de son adjointe Stéphanie Jannin, investie par La République en marche (LREM) aux législatives de 2017 sur une circonscription exclusivement montpelliéraine.

 

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EELV : L’ex-député Jean-Louis Roumégas y croirait-il encore ?

Candidat aux municipales de Montpellier en 2001, 2008 et même en 2014 en se retrouvant sur la liste du socialiste Jean-Pierre Moure, Jean-Louis Roumégas paraît ne pas lâcher l’affaire pour l’échéance de 2020. Ce vendredi 25 janvier, l’ex-député Europe écologie-Les verts organise une conférence sur un plan climat à la brasserie Le Dôme.

Pour l’instant, Manu Reynaud qui occupe l’espace médiatique local pour le parti écologiste n’a pas encore répondu présent. Celui-ci semble préférer continuer ses saillies contre le maire Philippe Saurel : la construction d’un nouveau stade de football sans concertation, un service de la communication « exceptionnel » et qui « phosphore en permanence », « un bilan pas du tout à la hauteur »…

 

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