LREM : Coralie Dubost s’émancipe et crée son association

Pour vous faire patienter jusqu’à la publication de notre traditionnelle enquête hebdomadaire, notre média en ligne lance une nouvelle rubrique Dans la salle d’attente… du d’Oc. Une série de brèves incisives et impertinentes pour prolonger ou redécouvrir certains de nos articles.

 

Coralie Dubost s’émancipe et crée son association

Le d’Oc le relate régulièrement. Dans l’Hérault, la formation politique d’Emmanuel Macron peine à évoluer et s’enfonce dans de profondes divisions internes. La députée LREM Coralie Dubost prend désormais ses distances avec le mouvement départemental dont elle a pourtant été la référente jusqu’à son élection à l’assemblée nationale, en juin 2017. L’élue s’apprête donc à lancer sa propre association.  « C’est devenu très difficile de travailler avec la direction d’En Marche Hérault », indique-t-elle à ses proches depuis plusieurs semaines déjà. D’après son entourage, l’enjeu serait « d’ouvrir le dialogue avec des personnes venues d’autres horizons, du milieu associatif comme de l’entreprise. Mais aussi de retrouver des marcheurs qui ne fréquentent plus les réunions locales du mouvement. »

Cette initiative pourrait conforter tous ceux qui lui prêtent des ambitions pour les prochaines municipales à Montpellier. D’autant que Coralie Dubost semble s’éloigner de l’industriel Mohed Altrad. Un temps intéressée par l’hypothèse de sa candidature, elle douterait aujourd’hui de sa pertinence et de ses chances d’aboutir. Plus présente sur sa circonscription (Montpellier-nord, Castelnau, Clapiers…), elle s’active aussi sur la deuxième (100% montpelliéraine). Pour autant, la députée n’est pas (encore) en campagne. Mais elle se positionne clairement. Au cas où il faudrait tirer une liste LREM pour s’emparer des clés de l’Hôtel de Ville.

 

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Coupe du monde de foot féminin : la métropole muscle sa com’ après… notre publication !

Jeudi dernier, notre enquête hebdomadaire racontait comment de nombreux montpelliérains qui vivent à la Mosson ne se sentaient pas impliqués sur l’organisation de la prochaine Coupe du monde de football féminin. Les riverains du stade qui accueillera cinq rencontres en juin prochain ont pourtant de nombreuses idées.

Interrogé dans l’article, Jean-Luc Meissonier, vice-président de Montpellier3M en charge du sport de haut niveau, demandait « d’attendre le tirage au sort du 8 décembre. » En réalité, il fallait, semble-t-il, surtout attendre notre publication. Ainsi, le jour-même, sur Twitter, un membre du service communication de la métropole nous a indiqué qu’une page du journal municipal de Montpellier du mois de décembre était consacrée à la compétition internationale. Sur Facebook, nous avons appris que des rames de tramway étaient repeintes aux couleurs de l’évènement. Le lendemain de notre parution, un communiqué de presse annonçait une journée d’information et d’animation qui se déroulerait 24 heures plus tard, dans le centre ludo-commercial d’Odysseum.

La ligne entre le service communication et notre rédaction doit être bouchée. Car nous n’irons pas à imaginer que notre travail journalistique impulse l’agenda municipal. Pour l’instant, les premières actions semblent bien éloignées des Pailladins qui espèrent être associés à l’évènement sportif pour renforcer le lien social et honorer la femme dans leur quartier.

 

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Transports publics : bye bye la Scat

La délégation de service public concernant les transports publics de la métropole de Montpellier a été renouvelée à Tam, la société à économie mixte, pour une durée de six ans. Le prestataire est déjà connu depuis plusieurs mois, bien qu’aucun schéma de mobilité n’ait été encore définitivement arrêté. A partir du 1er janvier 2019, les usagers n’auront plus à se confronter à la Scat, le service externe de contrôle et analyse dans le transport des voyageurs.  Le contrat n’a pas été reconduit. Depuis plusieurs années, l’entreprise lyonnaise, en charge de lutter contre la fraude avec une politique de rendement assumée, faisait polémique pour ses méthodes considérées comme particulièrement brutales. Les hommes tout de noirs vêtus ont longtemps terni l’image de la ville et de la paix dans les transports. Sur Internet, on retrouve une vidéo dans laquelle l’un des agents se demande : « est-ce qu’on agresse les personnes qui sont en règle ? » Bon débarras !

 

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Le maire de Vendargues peu transparent sur ses indemnités

Le maire de Vendargues, Pierre Dudieuzère, n’est guère à l’aise dans l’exercice de transparence. Ce matin, dans une interview qu’il a accordé à la web télé de L’Agglo-Rieuse, l’édile a assuré percevoir 2 500€ d’indemnités mensuels (1 500€ pour sa commune de 6 000 habitants et 1 000€ en tant que conseiller métropolitain). Or, Pierre Dudieuzère a été vice-président de Montpellier3M délégué à la voirie entre juillet 2017 et ce début du mois de décembre. Pendant plus d’un an, Pierre Dudieuzère a donc perçu 4 100€ d’indemnités chaque mois. Le maire ne l’a pas rappelé. Au total, entre sa déclaration et la réalité de ces 18 derniers mois, le différentiel s’élève à 28 800€, soit 1 600€ par mois. Certainement un oubli, plus qu’un mensonge. En attendant, Pierre Dudieuzère persiste à démentir les propos que nous avons rapporté dans sa bouche, la semaine dernière, au sujet de Sophie Salelles, la directrice du cabinet de Philippe Saurel, maire de Montpellier et président de la métropole, qui lui a demandé de démissionné pour ses publications sur Facebook, avant qu’il ne soit destitué de sa vice-présidence.

 

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