"Gilets jaunes" : la gauche entre l'embarras et l'empathie

Des revendications diffuses, des profils hétérogènes et une organisation singulière en dehors des partis politiques et des structures syndicales… Face aux "gilets jaunes", la gauche, dans son spectre le plus large,  semble déstabilisée. Montpellier et tout le département de l’Hérault n’échappent pas au phénomène. Décryptage.
 
« Si les femmes sortent dans la rue, c’est parce qu’elles ne savent pas si elles pourront donner à manger à leurs enfants et leurs petits-enfants. Aujourd’hui, il y a un vrai malaise. » Bernadette, 74 ans, a revêtu son gilet jaune pour occuper le rond-point des Près-d’Arènes, au sud de Montpellier, le samedi 24 novembre. A la retraite, après une carrière dans l’immobilier, cette palavasienne continue de travailler six mois dans l’année dans une boutique de textile. « J’ai 1300€ de retraite avec un loyer de 650€, je n’en peux plus », explique-t-elle. Même moteur pour Didier, un artisan « qui ne parvient pas à se verser de salaire » : « on paye, on paye, on paye pour tout, il y en a marre ! » Désormais, les revendications des "gilets jaunes" dépassent la hausse de la taxe sur le carburant. On y trouve aussi bien l’augmentation des Aides pour le logement (APL) que la réduction de l’assistanat. Mais la détermination des personnes mobilisées ne faiblit pas.
Ce jour-là, plusieurs élus du Parti socialiste préfèrent rejoindre la manifestation contre les violences faites aux femmes. 

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