Michaël Delafosse : la longue marche d'un socialiste vers le pouvoir

Première personnalité déclarée pour déloger Philippe Saurel de la mairie de Montpellier, l’ex-adjoint d’Hélène Mandroux s’est engagé dans une véritable course de fond. Petit-fils de la frêchie, Michaël Delafosse a créé son association ouverte à la société civile pour élargir sa candidature au-delà du Parti socialiste. Une formation politique hégémonique sur la ville pendant quasiment quatre décennies désormais à l’agonie. A gauche, la bataille sera rude pour incarner le leadership avec les écologistes et les insoumis en embuscade. 
 
La prévisibilité ne retire rien à la déception. Au soir du 30 mars 2014, le couperet tombe définitivement sur l’appareil socialiste montpelliérain. Le dissident Philippe Saurel remporte les élections municipales, évinçant de la mairie quatre décennies de gouvernance par le parti à la rose. Au siège de la fédération du PS héraultais, les militants encore groggy se tournent alors vers Michaël Delafosse, celui qui a perdu l’élection interne pour l’investiture contre Jean-Pierre Moure, six mois auparavant.

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