Enquête sur les identitaires dans l'Hérault (1/4) : Ils font tomber le masque

Que représente la mouvance identitaire dans l’Hérault ? Emmenée par la famille Roudier, la Ligue du Midi fait régulièrement parler d’elle à travers des actions coup de poing. A la Salvetat-sur-Agout, les Brigandes chantent le Grand remplacement au vu et au su du maire qui préfère pointer  les militants de la France insoumise. Le site de réinformation Lengadoc Info se charge de faire la promotion de ces pratiques, tout en maintenant son lecteur dans la peur de l'envahisseur migrant. Si elle surfe sur les sujets chers à l’extrême droite nationale, quelles sont ses spécificités dans le sud ? Quelles sont ses revendications ? Ses appuis institutionnels ? Le d’Oc vous dévoile son enquête sous forme de série en quatre épisodes.
En 2017, le département de l’Hérault plaçait Marine Le Pen en tête du premier tour des élections présidentielles (25,7%), avec 161 119 voix (28 000 de plus qu’en 2012). Si l’extrême droite gagne du terrain en Languedoc, elle peut compter sur la propagande de plusieurs groupuscules identitaires, aux actions parfois violentes et agressives, qui ont fait du régionalisme leur cheval de bataille. Avec un moteur : la xénophobie.
 
« On est attentif à l’ultra-gauche, comme à l’ultra-droite. Tout ceux qui représentent une menace pour la République », déclarait, en mai dernier, le Préfet de l’Hérault au magazine Le Point à propos du comportement des services de l’Etat face à la mouvance identitaire. Mais à croire Pierre Pouëssel, il n’y aurait pas de quoi se faire peur : « La Ligue du midi ne représente pas grand-chose… C’est une petite vingtaine de personnes qui gravitent autour de la famille Roudier. »
Quand on lui répète ça, Richard Roudier, le président de la Ligue du Midi s’esclaffe. « On se demande pourquoi il s’occupe de 20 personnes ! On réunit plus de monde que certains partis nationaux ! » Lui revendique 500 adhérents dans toute l’Occitanie. Des adhésions qui auraient augmenté à la rentrée 2017, suite à la défaite de Marine Le Pen durant l’élection présidentielle.

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