Orchestra : du conte de fées au cauchemar des salariés

Et si la success-story d’Orchestra, le géant de la petite enfance, n’était qu’une histoire pour endormir les grands ?  Et si elle cachait finalement une entreprise qui se voulait plus grosse que le bœuf ? De la dépression au burnout en passant par le simple ras-le-bol, six salariés ont livré au d’Oc les raisons qui les ont poussés à fuir une firme à laquelle ils ont souvent sacrifié des années. Management inexistant ou oppressif, non-respect de la sécurité, économie de moyens frisant le ridicule, dysfonctionnements logistiques, manque d’effectifs... Au royaume des enfants, les employés malheureux montrent du doigt le siège du château, situé à Saint-Aunès, dans l’Hérault. Et la gestion capricieuse du couple Mestre.


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3 commentaires sur “Orchestra : du conte de fées au cauchemar des salariés

  1. Encore un article sur des complaintes de quelques salariés cgtistes contre leur employeur qui réussit. Le rapport au travail de certains est parfois très étonnant sur la région : soit ils dépriment parce qu’il n’y a pas de travail, soit ils burnoutisent parce qu’il y en a trop. Il y en sans doute dans cet étrange rapport au travail – imprégné de crypto-marxisme qui consiste à considérer l’entrepreneur comme un irréductible exploiteur – une explication au taux de chômage important dans la région (record de France hors outre-mer) et à sa difficulté à attirer des entreprises en croissance. Lyon, Nantes ou Toulouse n’ont pas ces problèmes : comment l’expliquer ? Un article iconoclaste serait de fouiller cette question, non ?

  2. Dans toute entreprise en croissance voire en très forte croissance il y a des paliers à franchir dans tous les domaines: financier, logistique, ressources humaines ,…
    Lorsqu’un entrepreneur aussi doué soit-il est mal accompagné ( ou refuse de l’être ? ) qu’elle qu’en soit la raison, les drames ne sont pas loin. Les plus graves étant ceux liés à l’humain.
    Pourtant, ceux qui étudient et encore plus ceux qui pratiquent le monde entrepreunarial le savent.
    Il est dommage qu’une entreprise comme Orchestra ne s’enquiert pas de ces sujets pourtant de base, c’est dommageable pour tout le monde car votre article révèle bien la déception des employés , déception qui ne peut être qu’au niveau de leurs espoirs et leur implication malheureusement passés.
    Souvent la « bien pensanse » libérale en France veut que les salariés ( et surtout les représentants syndicaux) soit vu comme étant « contre » l’entreprise; or dans les faits, ce sont les salariés les plus impliqués dans la bonne marche de l’entreprise et quand ils partent, c’est qu’ils n’en peuvent plus et c’est …à regret.
    Merci pour votre article !
    En espérant qu’il ouvre les yeux à beaucoup d’entrepreneurs qui devraient en fait embaucher de veritables compétences …notamment en …RH .

  3. Outre le fait de voir l’article comme un énième sur le burnout, ce qui peut irriter les partisans du « business » comme moi-même, je le confesse, on peut le voir également comme une étude bien construite de l’insuffisance d’écoute et de de dialogue professionnel qui nuit à la croissance d’une entreprise. Comme le commentaire très pertinent d’Hélène le laisse entendre, il n’y a pas que les effets de seuil qui expliquent l’atrophie des entreprises françaises comparé à leurs homologues allemandes, anglaises ou américaines qui comptent beaucoup plus d’ETI que chez nous. Les lacunes des dirigeants en management des ressources « socialement responsable », qui s’appuie sur l’écoute des salariés et le dialogue professionnel pour créer de la valeur, en est une cause qu’illustre le cas d’Orchestra. Les témoignages de l’article montrent bien que les salariés ont des solutions aux dysfonctionnements et que les délaisser conduit à leur démotivation – burnout ou sous productivité – nonobstant le « charisme » originel des dirigeants fondateurs.

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