#Photodoc : Montpellier printemps social club

3 avril 2018, rue de l’Université à Montpellier. Par Xavier Malafosse

Notre média indépendant lance #Photodoc. Chaque premier jour du mois, découvrez une illustration qui immortalise un moment de la vie montpelliéraine et de sa région.

Une douzaine de manifestations se sont déroulées dans les rues de Montpellier depuis le mois de février. Evidemment, on a pu retrouver dans les cortèges les différentes organisations syndicales, les cheminots qui protestent contre la réforme de la SNCF. Mais aussi le personnel des Ehpad, les membres du centre hospitalier, ou même des avocats. Les étudiants, notamment ceux de l’université Paul Valéry, se mobilisent quant à eux contre la loi Orientation et réussite étudiante (Ore) adoptée le 8 mars. A partir du 22 mars, le mouvement s’amplifie après la violente expulsion de jeunes militants occuppant la faculté de droit par un groupuscule cagoulé. La contestation se durcit mais les forces de l’ordre ne semblent pas encore réagir. Le 27 mars, un blocage illimitée paralyse la fac de lettres et de sciences humaines. Face à la volonté de la présidence de l’université de maintenir les examens, une partie des contestataires saborde le système informatique permettant jusqu’à présent le lien entre le corps enseignant et les étudiants désireux de mener à bien la fin de l’année universitaire. A Montpellier, le 14 avril, un rendez-vous national étudiant dérape. Des black-blocs s’infiltrent dans la manifestation et sacagent plusieurs commerces et établissements bancaires du centre-ville. Les premiers affrontements avec les forces de l’ordre ont donc lieu. 51 interpellations seront réalisées. Pierre Pouëssel, le préfet de l’Hérault, relèvera d’ailleurs qu’il s’agit « d’une première » à Montpellier. Mais la quasi totalité d’entre eux seront relachés dans les 24 heures. Rien ne sera retenu contre 49 d’entre eux. Avec les vacances scolaires, la protestation s’essouffle. Le 23 avril, Paul Valéry est débloquée. Les gendarmes découvrant à leur arrivée un campus vide mais dégradé. Les agresseurs de la fac de droit, eux, n'ont toujours pas été identifiés. Ce matin, le traditionnel défilé du 1er mai a rassemblé un peu plus de 3 000 personnes.

 

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