Montpellier : l'unité de la fac de droit fragilisée

Un professeur mis en examen pour violence en récidive et complicité d’intrusion qui livre son premier grand entretien dans un média identitaire. Un autre professeur qui propose un hommage à l’ex-doyen Philippe Pétel. Une administration qui demande à son personnel de ne plus accorder d’interviews. L'audition d'un témoin qui tourne au vinaigre… Et des agresseurs toujours en liberté… A la fac de droit de Montpellier, les cours ont bien repris mais dans un contexte délétère.  
 
La fac de droit de Montpellier sera restée fermée une dizaine de jours au total. La conséquence des violents incidents du 22 mars et de l’agression d’étudiants occupant un amphithéâtre. L’établissement a donc rouvert ses portes mardi 3 avril dans un contexte difficile. A cette occasion, le professeur Rémy Cabrillac a lancé l’idée d’un hommage à Philippe Pétel. Pourtant, si l’ex-doyen bénéficie de la présomption d’innocence, son rôle dans l’expulsion de jeunes par un groupuscule cagoulé reste encore douteux. Il a d’ailleurs été mis en examen pour « complicité d’intrusion » et a été suspendu provisoirement de ses fonctions. « Mardi, à 8 heures, dans l'amphi 007, il devait faire son habituel cours de M1, précise Rémy Cabrillac dans un e-mail adressé à plusieurs de ses collègues et que Le d’Oc s’est procuré. Et ce ponte du droit privé d’indiquer : « je vous propose de nous retrouver dans ce lieu et à cet horaire hautement symboliques pour lui manifester notre soutien. » Le professeur avance avoir obtenu l’appui de la section histoire et des publicistes mais reconnaît devoir « négocier avec les politistes pour qu’ils y participent ». Le but de l’opération ? Démontrer « l’unité de la faculté » et dénoncer « le traitement injustement réservé au doyen Philippe Pétel ».

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