« Intégrer au plus vite la gare Sud de France au tissu urbain »

Depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, le gouvernement ne souhaite plus investir sur les créations de lignes à grande vitesse. Désormais, la priorité doit être accordée aux transports du quotidien. C’est aussi ce que relève le rapport Duron remis le 1er février à Elisabeth Borne, la ministre des Transports. Ainsi, la ligne nouvelle Montpellier-Perpignan (LNMP) semble repoussée aux calendes grecques. Les scénarios les plus optimistes recommandant le début des travaux d’ici dix ans minimum. Dans l’Hérault, la gare TGV Montpellier Sud de France qui accueillera ses premiers voyageurs en juillet prochain, a-t-elle été construite pour rien ? Déconnectée de la gare centrale, non desservie par un transport en site propre, avec un coût de 142M€, de nombreuses interrogations reposent encore sur cet équipement. Aujourd'hui souvent considérée comme une gare fantôme, elle sera peut-être un jour englobée par la ville de demain. 

Pour comprendre les enjeux de mobilité auxquels la métropole est confrontée,  Laurent Chapelon, professeur d’aménagement de l’espace et urbanisme à l’université Paul Valéry Montpellier III répond à nos questions. Directeur de la faculté des sciences humaines et des sciences de l’environnement, ce spécialiste des transports ne dresse pas un tableau aussi sombre que la situation pourrait le suggérer.

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