Sophie Mazas : « Il ne faut pas mettre la suspicion sur tous les étrangers »

Le 2 novembre 2017 Joachim, étudiant de 20 ans, perd la vie dans le centre-ville de Montpellier après avoir reçu plusieurs coups de couteaux.  Son agresseur : un algérien de 29 ans au lourd passé judiciaire. Mais la tragédie ne s’arrête pas là. Le 13 novembre, jour des obsèques de la victime, sa sœur Cécile, Franco-Argentine qui fait ses études à Madrid, vient rendre un dernier hommage à son frère. Elle est accompagnée d’Ivan Jankowiec, son conjoint, avec qui elle s'est pacsée en Espagne. Ivan est un argentin de 26 ans qui attend son titre de séjour en cours de régularisation. Le couple repart de Montpellier le 16 novembre. Dans le train qu'ils empruntent, Ivan est contrôlé par la police de l'air et des frontières à Perpignan. Il a beau tenté d'expliquer sa situation aux policiers, rien y fait : ils l'arrêtent et le transferent au centre de rétention administratif de Marseille sous prétexte que son visa études-travail a expiré. Il se retrouve alors menacé, non seulement d’expulsion du territoire français, mais aussi européen pour une durée de six mois. Son avocate, Sophie Mazas, a dû batailler plusieurs mois pour empêcher que cela n’arrive. Connue comme étant « une fervente défenseuse de la dignité humaine », cette militante spécialisée en droit des étrangers, revient sur cette affaire délicate. Une affaire qui, pour l’ancienne présidente de la Ligue des Droits de l’Homme de l’Hérault, représente un combat quotidien.  

 

Selon vous, l’affaire Ivan Jankowiec est « très représentative du droit des étrangers à l’heure actuelle. » Qu’entendez-vous par là ?


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