Com’ : Les créatifs d'ici en panne d’inspiration !

Nouvelle salle de Castelnau, futur Centre d’art contemporain de Montpellier, Régie des eaux… Chaque nouveau projet s’accompagne d’un nom, qui se veut symbolique. Or une tendance semble s’être généralisée dans les institutions : « emprunter » un patronyme déjà existant. Hommage ? Plagiat ? Maladresse ? Manque de créativité ? Le d’Oc a sollicité quatre experts montpelliérains du marketing pour comprendre l’envers du décor.
 
« Le nom, c’est l’identité de quelque chose. C’est la chose ! » Fanny Poujol enseigne le marketing à l’institut Montpellier Management (Moma). Et pour elle, le naming, l’art de trouver des noms, n’est pas anecdotique. « C’est la valeur ajoutée. Les bons noms, ils vont marquer. Ils feront référence. » Bref : c’est l’une des clés du succès. Dans le privé comme dans le public. « Aujourd’hui, on parle beaucoup de branding territorial, complète son collègue Gilles N’Goala, professeur de marketing au Moma. Les territoires ont compris qu’ils étaient en concurrence avec d’autres villes, régions ou pays. Une marque donne une visibilité beaucoup plus forte. » Nouvel équipement, projet ou service : les experts l’assurent, tout peut devenir une marque !
 

Un air de déjà-vu

Or, depuis quelques années, les « marques » d’ici interpellent : elles n’ont rien d’original, car elles existent ailleurs. L’exemple le plus récent, c’est le Kiasma, la toute nouvelle salle culturelle de Castelnau-le-Lez.

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